lundi 3 novembre 2008

Le Meurtre de l'Artiste

De ma main tremblante, émue,
De joyaux écarlates, rutilante,
Ma lame brûlante et luisante,
Est animée d'une force inconnue..

Elle dessine, peint, cette belle,
Et dans cette funeste nuit,
Eclairée par quelques bougies,
Elle poursuit son oeuvre cruelle.

Elle entaille, elle coupe, amie,
Déversant en un fleuve furie,
Une étoffe rouge et sanglante,
D'une teinte rubie violente.

Et je dessinerai un sourire de ton sang écoulé,
Gardant sur mes doigts cette odeur de péché,
Cette fragrance de mon art immortel.

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